Une comédie contemporaine à l'humour britanique absolument irrésistible

 

"L'importance d'être Constant" d'Oscar Wilde

Affiche L'important d'être constant

 

 



Mise en scène

de Stéphane Barbati

 

avec

Jean-Marc Gobin

Alexandre Angelitti

Eric Greco

Véronique Antras

Audrey Pacary

Anne-Marie Leloup

Audrey Berdah

Serge Dutilleuil 

 

  

 

L’importance d’être Constant 

Le monde a été fait par les fous pour que les sages y vivent (Oscar Wilde).

Pour un marseillais, il y a rien de plus incompréhensible que l’Anglais. Ces gens-là ne se mettent pas en colère, ne se vantent jamais, parlent sans les mains ne doublent pas dans 
les queues et laissent passer les piétons qui s’aventurent sur les passages protégés. Autrement dit : ils sont complètement fadas !

C’est cette Angleterre remplie de bus rouges et de gentlemen coiffés de chapeaux melons qui nous a fait tant rêver quand on écoutait sur la chaîne stéréo du salon le Sergent Pepper des Beatles. Sur cette pochette, derrière Lennon, il y avait Oscar Wilde.

Qui était ce Wilde qui était pote avec les Beatles ? Je dévorais alors le portrait de Dorian Gray. Ce fut une révélation, un moment de pur bonheur. C’était aussi bon que la pop acidulée des Beatles et des Kinks ! Le théâtre de Wilde, je le découvrais plus tard avec un « Mari idéal » joué par l’extraordinaire Didier Sandre.

Pour cette année où Marseille est capitale européenne de la culture, il nous a semblé naturel de rendre hommage au pays le moins européen et de choisir la pièce : « L’importance d’être Constant ».

L’intrigue de la pièce a la naïveté un peu enfantine des comptines que les bonnes anglaises chantaient naguère. Jugez-en plutôt : Jack Worthing, un riche landlord, est le tuteur de la jeune et belle Cécilie. Il prend son rôle très au sérieux mais la rigueur de l’éducation victorienne lui pèse. Il s’invente un double qui sera son Mr Hyde. Il devient « Constant à Londres et Jack à la campagne ».

Ce prénom de Constant va se faire pâmer d’amour la belle Gwendolen Fairfax. C’est alors qu’apparaît le personnage du dandy : Algernon. Algernon Moncrief , avec un plaisir gourmand, va tout mettre en œuvre pour démasquer Constant / Hyde.

A partir de ce mince canevas, Oscar Wilde avec son humour so british va nous gratifier d’un feu d’artifice de mots d’esprit et brosse un tableau au vitriol de l’Angleterre victorienne. Il parvient comme toujours à rester léger et drôle en traitant un fois de plus le thème qui est au cœur de son œuvre : l’identité.